DÉFIS CRÉATIFS D5 : bien plus que des concours francophones...

DÉFIS CRÉATIFS D5 : bien plus que des concours francophones...

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Transcription de l’épisode

Salut ! Alors, peut-être que tu te reconnaîtras sur le fait de voir passer un de mes défis créatifs, des fois même d’ailleurs un challenge annexe. Quelque chose finalement que tu as envie de représenter, quelque chose qui t’anime et qui te passionne. Et puis tu te dis à quoi ça sert, puisque de toute façon il y a peu de chance que je sois le meilleur, le ou la meilleure. Le projet personnel souvent on le met de côté, on le procrastine, on se dit qu’il peut attendre parce qu’on a plusieurs choses à faire. Cette petite voix intérieure, elle est en train de te faire manquer quelque chose qui était tout à fait accessible, raisonnablement à ta portée, et que tu vas t’interdire de faire en procrastinant. Et ça reflète un parallèle qui peut se répercuter d’un ordre global dans ton activité professionnelle. Donc si ça fait écho avec toi, on se retrouve tout de suite pour en parler.

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Dans la continuité de l’intro, je vais te parler de quelque chose que moi-même personnellement je connais bien parce que je le vis aussi. Cette petite voix interne que je t’ai citée, bah je la rencontre souvent, je discute souvent avec elle et on se tape des réunions de chantier des fois même tard le soir. Et tu vois, j’en suis venu à la conclusion que on peut être compétent dans son métier, dans son expertise, sa spécialisation. On peut aussi d’ailleurs même avoir des clients, des dossiers en cours et en même temps ne jamais vraiment prendre le temps de travailler sur ce qu’on aimerait développer pour soi-même. C’est qu’on fait les choses par nécessité et on s’oublie de les faire par passion, créativité et pour le plaisir de s’épanouir. Au début, c’est comme ça qu’on le fait, des fois même trop, à tel point qu’on fait trop passer ce qu’on aime avant ce qui est nécessaire de faire, mais à un moment donné, la roue peut s’inverser.

Et tu vois l’ambiance de cet épisode-là que je veux véhiculer, c’est que au travers des défis créatifs, j’essaie d’exposer la narration d’un lieu, quelque chose en lien avec ta vision parce que derrière tu as personne à convaincre. Oui, il y a un jury. Oui, on est là pour essayer de regarder les projets qui sont les plus représentatifs par rapport à notre vision du défi. Mais en réalité même des projets qui ne sont pas sur le podium auraient eu leur place. C’est qu’à un moment donné, on fait des choix par rapport à des contextes, par rapport à ceux qui ont mieux respecté la feuille de route, mais c’est pas pour autant que ça veut dire que les projets autres qui n’ont pas été mis en avant sur le podium ne méritaient pas de l’être. Et c’est le genre de projet que j’aimerais voir par exemple pour moi si j’étais un client qui faisait appel à tes services.

Donc souvent on produit beaucoup même des fois pour notre portfolio, pour s’entraîner, pour nos clients, on répond à des demandes, on tient des délais, on coche finalement des cases techniques et créatives. Mais produire pour un client ou produire dans l’optique d’obtenir des clients, c’est pas la même chose qu’explorer sa propre sensibilité visuelle. Et je vais être honnête avec toi parce que sinon ça n’aurait pas beaucoup de sens que je te parle de ça aujourd’hui, mais c’est que ça fait plus d’un an que moi-même je n’ai pas créé quelque chose juste pour le plaisir. Et ça, j’en ai déjà parlé dans les épisodes auparavant et je le souligne car au moment où tu vas écouter cet épisode-là, quelles que soient les années de participation au défi créatif puisque cet épisode-là sera représenté sur mon hub qui regroupe tous les défis créatifs annuels, et bien ça restera valable parce que c’est cyclique et on se retrouve toutes et tous confrontés à un moment donné dans cette situation.

Et c’est ça le but des défis créatifs parallèlement au fait de te faire découvrir D5 Render, c’est que tu puisses te retrouver avec toi-même et il ne faut pas voir un défi créatif comme une nouvelle charge additionnelle sur la to-do list. Non, au contraire, il doit être ton espace réservé rien que pour toi. Le moment où tu peux te retrouver enfin à faire un projet qui d’une part te permettra de gagner en visibilité, en légitimité. Tu prendras du plaisir. Tu vas rencontrer des gens avec les mêmes questionnements et les mêmes profils que toi, des créatifs, des professionnels, des gens qui sont autour de D5 Render, qui le découvrent ou qui l’utilisent depuis un certain temps. Et tu vas pouvoir rencontrer une communauté de gens bienveillants qui sont prêts à s’entraider. Et puis l’univers que tu vas pouvoir exposer autour et qui te servira pour tes propres explorations personnelles, communication sur ton site web, sur ton portfolio, mais aussi quelque chose qui peut te faire gagner une licence de 12 mois, donc une licence Pro gratuite. C’est quand même quelque chose que je t’offre et qui n’est pas un cadeau anodin. Et puis le soutien de D5 Render qui va t’offrir 6 mois si tu es en seconde place ou 3 mois si tu es en 3e place. Et tous les participants, toutes les participantes de toute façon sont mis en avant sur mes communications parce que je partage les projets et D5 Render va en exposer la plupart sur leur propre site internet. Ce qui va augmenter ton positionnement pour le SEO, donc pour le référencement, c’est très bon pour ton site internet par exemple, ainsi que sur d’autres supports de communication comme ma page professionnelle Facebook, tout ça, mon site internet et cetera. C’est pour ça que j’ai créé ce rendez-vous annuel parce que ça me demande beaucoup d’organisation, personnellement, de pouvoir te permettre de retrouver un espace dans lequel tu peux enfin respirer et te retrouver avec ta créativité. C’est pas forcément pour organiser un concours de plus. C’est pour ça que je l’ai appelé un défi créatif sur un thème partagé qui va t’animer parce que finalement ce qui est intéressant là-dedans, c’est ce que j’ai constaté avec les années, c’est que on peut tous participer avec les mêmes outils, les mêmes consignes et pourtant on ne va pas raconter la même histoire, on ne va pas dévoiler le même endroit.

Je pense notamment à des gens en particulier depuis déjà les deux dernières éditions au moment où j’enregistre cet épisode-là qui est durant la 3e édition, ce sont des personnes qui n’avaient encore rien produit et qui n’avaient même jamais utilisé D5 Render au moment de leur participation, et qui débutaient complètement de zéro ne serait-ce que dans la visualisation 3D architecturale et en plus avec D5 Render. Donc on profite d’un défi créatif dans lequel je te donne accès à une formation qui peut être vendue à plusieurs centaines d’euros qui te permet de te familiariser tout en prenant du plaisir en apprenant et pourquoi pas en te challengeant éventuellement à gagner une licence parce que des personnes qui s’inscrivent et qui participent au défi créatif il y en a plusieurs centaines. Je le vois sur ma newsletter, je le vois sur ma boîte mail au niveau des personnes qui décident de participer. Mais finalement celles qui délivrent un projet la plupart du temps, c’est un très faible pourcentage 5 à 10 % maximum de ce que j’ai pu constater sur les premières éditions. Donc la bonne intention, elle est là mais après tu retombes dans la routine, les personnes qui ont la résilience et qui se challengent, ce sont des personnes qui font preuve déjà d’un esprit entrepreneurial et de réussite. C’est une forme de discipline qu’on s’autoimpose parce que il y en a cinquante-six, des raisons légitimes ou moins légitimes qui nous permettent en fait d’abandonner en cours de route, de procrastiner, de se dire « Bon bah pas grave, je retenterai l’année prochaine » et tous les ans finalement tu procrastines.

Donc là par exemple, je repense aussi à Ronan qui est le gagnant du défi créatif 2024 et qui me disait en riant qu’il avait eu les yeux entre guillemets plus gros que le ventre lorsque j’ai fait son interview, parce qu’il avait fait un terrain bien trop grand pour le temps qu’il avait devant lui et il n’a utilisé qu’environ 30 % de sa propre maquette. Donc je te le dis avec beaucoup de bienveillance parce que c’est un enthousiasme qui déborde pour les esprits très créatifs qui ont au début un petit peu plus de difficultés à estimer. Ça illustre quand même parfaitement bah le fait que souvent on s’engage dans des créations, dans des projets qui sont bien trop gros et bien trop d’envergure et de préparation par rapport au livrable qui aurait pu être largement suffisant. Et ça c’est pareil, ça fait partie du challenge. Je trouve que c’est formateur et je pense que toi aussi là-dedans, tu te reconnaîtras à cette envie d’en faire trop parce que bah tout t’intéresse à la fois.

Ça me fait aussi faire un clin d’œil à Marine, la gagnante du défi créatif 2025. C’est-à-dire qu’elle a fait 8 mois de pratique sur D5 Render. Pareil, tu peux retrouver son interview sur la vidéo YouTube du défi créatif 2025. Donc celui de 2024, c’était sur le brutalisme rendu vidéo extérieur. 2025 c’était sur le style Japandi, rendu vidéo intérieur. Cette année, au moment où j’enregistre l’épisode, on est sur la session 2026, le refuge méditerranéen contemporain toujours au format vidéo et pour les années suivantes cet épisode restera d’actualité. Là en l’occurrence je repense donc à Marine qui avait 8 mois de pratique sur D5 Render. Sa toute première vidéo elle l’a réalisée pour l’occasion donc elle a pris un simple appartement comme un décor de vie, une carte blanche qui, comme elle l’a dit, lui a fait plus peur qu’une contrainte client. Oui, parce que quand on a carte blanche malgré qu’il y a une feuille de route dans le défi créatif, ben c’est un peu plus compliqué parce que quand on a l’habitude qu’on nous impose un cadre, alors se faire dire bah fais ce que tu veux, ça peut devenir un peu vertigineux si je peux employer ce terme-là. Presque plus difficile que quand tu as un cahier des charges strict et elle est montée sur le podium. Le public a voté pour elle en plus des votes du jury parce qu’elle a respecté parfaitement la feuille de route et la thématique en lien avec le style Japandi.

Et à chaque délibération, ce qu’on regarde c’est surtout l’intention qui est véhiculée autour et c’est même presque toujours ça en fait qui dégage une émotion, une singularité, une empreinte graphique et cetera. Et c’est ce qui nous intéresse nous, c’est de comprendre ce que tu as voulu faire ressentir, tes choix et ce que tu as fait pour parvenir à nous faire vibrer, faire vibrer les autres personnes tout en respectant les consignes puisque ça reste toujours dans le cadre d’un contexte professionnel. C’est s’amuser mais aussi essayer de lier l’utile à l’agréable pour pouvoir se mettre en condition et voir si on est capable de cocher toutes les cases tout en véhiculant quelque chose qui nous ressemble. Puis tu vois, ce qui est super excitant et exaltant là-dedans, c’est que après tout ça, on ressent un vrai soulagement de se dire « Bon, concrètement j’aurais voulu en faire plus mais je suis fier de moi-même. Je me suis challengé, j’ai été jusqu’au bout et j’ai délivré quelque chose. » Et même si on est toujours des éternels insatisfaits ou insatisfaites, bah le simple fait d’avoir fait ça, ça apporte beaucoup de gratification sur bien des domaines. Qu’on gagne ou qu’on ne gagne pas, ça a aucune importance. Finalement, tu es gagnant ou gagnante, quoi qu’il en soit, quelle qu’en soit l’issue, ne serait-ce que par le fait que tu as délivré un projet réfléchi, tu t’es organisé autour de ça et puis tu as vécu l’expérience, tu t’es challengé.

Mais tu vois là-dedans, il y a des questions qui reviennent presque toujours les mêmes et je comprends parce que je me les suis posées aussi quand je participe aussi moi-même à des événements où je veux me challenger. Je ne parle pas forcément de défis créatifs mais je parle du fait de me challenger pour sortir de ma zone de confort. Je me dis est-ce que j’ai vraiment le niveau ? Est-ce que je suis légitime ? Toujours ce syndrome de l’imposteur. Et d’ailleurs, même quand je fais une vidéo YouTube que je me mets en face caméra, tu sais, ça peut donner l’impression que je suis quelqu’un qui est égocentré et qui aime se mettre en avant. Mais en fait, ça fait partie de mon travail de visibilité et d’ambassadeur, entre guillemets, de D5 Render pour communiquer. Mais pourtant, je suis quelqu’un qui est aux antipodes de ça, je ne supporte pas me mettre en avant. J’accompagne des personnes qui me suivent pour qui je suis, ce que je propose et aussi ce que je produis. Donc ça fait partie des choses que j’ai accepté de mon image. Mais on en voit plein notamment des acteurs qui sont extrêmement extravagants par exemple dans la cinématographie et qui sont très discrets, timides, introvertis ou en retrait dans la vie de tous les jours. Donc si je te dis ça, c’est parce que on ne sait pas l’issue, on ne peut pas prétendre réussir et échouer tant qu’on n’a pas entrepris l’action. C’est pas dans la programmation, l’estimation, la spéculation que les choses avancent. C’est dans la production, dans la création.

On se pose la question souvent aussi d’ailleurs, est-ce que j’ai le temps ? Là, je te dirais choisis un projet volontairement petit, quelque chose qui est compatible avec les critères et surtout c’est pour ça qu’on l’a créé. Que ce soit un projet de très grande envergure ou très minimaliste et modeste, les deux ont autant de potentiel de pouvoir gagner. Sauf si bien évidemment un jour on fait un défi créatif spécialement sur un projet de grande envergure où là ça sera obligatoire, mais ça sera cité explicitement. Mais surtout l’idée c’est de ne pas s’en mettre trop, de ne pas t’en mettre trop sur les épaules, ne pas t’ajouter une charge mentale. Il faut prendre du plaisir et, pour le vivre au quotidien, on surestime souvent voire même peut-être même toujours la taille du premier pas. On le voit toujours comme quelque chose de plus gros que ce que c’est en réalité.

Et enfin une question qui revient souvent, c’est pourquoi encadrer l’usage de l’intelligence artificielle alors que toi-même tu l’utilises ? D’ailleurs, lorsque je fais mes communications autour de défis créatifs, bah les images que tu vois, j’ai souvent, pas toujours, mais souvent utilisé en partie de l’intelligence artificielle pour augmenter le réalisme de mes images. Il y a de la post-production, c’est pas juste j’ai augmenté le réalisme en utilisant l’IA, il y a quand même un travail derrière mais j’ai utilisé de l’intelligence artificielle. Alors pourquoi je l’interdis dans les défis ? Bah j’utilise moi-même l’IA depuis 2022 et je l’utilise quotidiennement toutes les semaines. Donc ici c’est pas une question de morale, c’est surtout une question de lisibilité du travail réalisé. Je pars du principe et c’est quelque chose que je recommande aux membres que j’accompagne que il faut comprendre les fondamentaux de l’approche photographique, de l’éclairage, de la spatialisation, du cadrage et savoir utiliser D5 Render à la base pour pouvoir avoir la totale liberté créative d’angle de modification pour répondre à tout l’éventail de différentes demandes clients pour ne pas être dépendant d’un outil externe, d’un système de crédit et des intelligences artificielles. Pour moi, ça doit toujours rester une assistance. On doit les orchestrer. Elles ne doivent pas être, comme je le dis entre guillemets caricaturalement parlant, elles ne doivent pas être notre maître. Dès l’instant où tu te reposes majoritairement sur l’IA, alors tu es dépendant de choses finalement qui peuvent à un moment donné t’apporter un stress, une friction, une organisation, une dépendance qui, à mon sens, est risquée, je les considère comme toxiques. Ça ne veut pas pour autant dire que par la suite, tu n’utiliseras pas l’intelligence artificielle en majorité. Je dis simplement que il faut d’abord être spécialiste du sujet qu’on orchestre avec l’intelligence artificielle. Même si des créateurs peuvent être complètement débutants et orchestrer très bien une intelligence artificielle, mais ils en seront dépendants. Encore une fois, je pense que l’avenir est aux professionnels, aux spécialistes qui ont déjà la spécialisation en amont pour mieux piloter et orchestrer des intelligences artificielles et faire les meilleurs choix, les plus efficients et rentables parce qu’ils ont déjà une expertise et qu’ils savent mieux orchestrer l’IA. Et là à mon sens, c’est quelque chose de viable sur le long terme. Et c’est ça que j’enseigne au travers des membres que j’accompagne et que je veux retranscrire au niveau de la vision au travers de mes défis créatifs parce que c’est très simple finalement de prendre une image, l’upscaler, en faire une visite virtuelle vidéo. Enfin ne serait-ce que de par le simple fait de donner majoritairement la création à une IA ce n’est plus créatif pour moi c’est juste génératif et automatique. C’est pas que l’IA n’est pas capable de produire quelque chose de constructif. Je dis que pour moi la singularité, elle provient de la vision de la personne et la vision c’est le passé, c’est les émotions, c’est ce qu’elle a rencontré dans sa vie et qui a fait que à l’heure d’aujourd’hui elle a cette personnalité et ça ça va déterminer tes choix, ta direction artistique, ce que tu vas choisir de placer en avant-plan, le mobilier, l’ensemble, c’est ton univers. Cet univers-là, l’IA, elle ne l’a pas. Elle fera un rendu qui va être plus ou moins lissé pour respecter une consigne. Mais les consignes, ça se copie, ça se refait facilement. Alors que ta vision, le storytelling que tu vas véhiculer autour, cette homogénéité, cette liberté créative, elle est beaucoup plus difficile à copier, à retranscrire de par la concurrence et autres et surtout c’est elle que tu peux vendre à la valeur par la suite.

Donc je vais m’arrêter là. J’ai dit l’essentiel. Si tu veux commencer par quelque chose de simple, tu n’as pas besoin de quelque chose de plus que ça. C’est-à-dire choisis une seule compétence que tu as envie de travailler, une seule intention que tu as envie de faire ressentir, pas de plan sur 12 étapes ou de listes d’objectifs et cetera. Vraiment quelque chose de simple, ton intention et l’émotion. Tu choisis quelque chose de petit que tu peux avancer bout à bout et tu sors de ta zone de confort, tu te challenges, tu te dis OK. Cette année ou l’année suivante, dépendamment du moment où tu vas écouter cet épisode-là, je participe au défi créatif D5 Render de l’année. C’est la chose que je voudrais que tu t’autorises parce que je pense que tu vas en ressortir vraiment grandi là-dedans dans cette expérience-là, tu vas te créer des opportunités. Donc je te remercie pour ton écoute et je te dis à très vite. Salut !